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logo note   les artistes présents au festival 2014
Nicolas Baldeyrou, Clarinette
A moins de trente ans, Nicolas Baldeyrou fait partie des clarinettistes les plus demandés à travers le monde.
Invité à se produire en soliste avec des orchestres comme le Bayerische Rundfunk, le Philharmonique de Tokyo, la Philharmonie de Prague, le Philharmonique de Saint-Petersbourg, ou différents orchestres français dont régulièrement l'Orchestre d'Auvergne, Nicolas s'est produit dans des salles telles que la Cité de la musique à Paris, Carnegie Hall le Palais des Beaux-Arts de Bruxelles, la Philharmonie de Cologne, le Konzerthaus de Vienne, le Mozarteum de Salzbourg ou le Concertgebouw d'Amsterdam où il est régulièrement invité. Parmi ses très nombreux partenaires de musique de chambre, citons Bertrand Chamayou, Michel Dalberto, Claire-Marie Le Guay, Alexandre Tharaud, Antoine Tamestit, Alexei Ogrintchouk, David Guerrier, Magali Mosnier,le Quatuor Modigliani, le Quatuor Ebène. Nicolas pratique également la clarinette classique et a collaboré avec le Concert d'Astrée et Emmanuelle Haïm, avec qui plusieurs projets sont désormais en cours.
Richard Galliano, Accordéoniste, compositeur
Alors que l'accordéon semblait n'avoir jamais vraiment connu de soliste majeur et que, par les connotations qui l'entourent, il paraissait irrémédiablement éloigné du swing, Richard Galliano est parvenu, avec une détermination sans pareille, à imposer l'idée que son instrument était digne de figurer aux côtés des saxophones et trompettes qui sont au coeur de la musique de jazz. Inspiré par son admiration pour son ami Astor Piazzolla, inventeur du « Tango Nuevo », l'accordéoniste a réussi, en outre, avec son « new musette », à revitaliser une tradition bien française qui semblait ne jamais devoir connaître de renouveau. Fils de Lucien Galliano, professeur d'accordéon d'origine italienne, Richard a débuté l'instrument à l'âge de quatre ans. Parallèlement à son apprentissage, il suit une formation au conservatoire de Nice, étudiant l'harmonie, le contrepoint et le trombone. A l'âge de 14 ans, il découvre le jazz au travers de Clifford Brown dont il relève les chorus et s'étonne que l'accordéon soit si peu présent dans cette musique. Il s'intéresse alors aux accordéonistes brésiliens (Sivuca, Dominguinhos), découvre les spécialistes américains qui se sont frottés au jazz (Tommy Gumina, Ernie Felice, Art Van Damme) et les maîtres italiens (Felice Fugazza, Volpi, Fancelli), rejetant en bloc le jeu traditionnel qui domine dans l'Hexagone. En 1973, Galliano « monte » à Paris où il séduit Claude Nougaro. Pendant trois ans, il assure la fonction d'arrangeur, de chef d'orchestre et même de compositeur dans un groupe où il côtoie d'authentiques jazzmen. Il participe, en outre, à de nombreuses séances d'enregistrement de variété (Barbara, Serge Reggiani, Charles Aznavour, Juliette Gréco, etc...) et à des musiques de film. Dès le début des années 1980, il multiplie les occasions de fréquenter des jazzmen de toutes obédiences et de pratiquer l'improvisation à leurs côtés : Chet Baker (sur un répertoire brésilien), Steve Potts, Jimmy Gourley, Toots Thielemans, le violoncelliste Jean-Charles Capon (avec qui il signe son premier disque), Ron Carter (avec qui il enregistre en duo en 1990), etc.

1988 Richard Galliano créé le célèbre " Festival des Nuits de Nacre " à TULLE
qu'il dirigera durant 5 années ( de 1988 à1992) en tant que Directeur Artistique
En 1991, sur les conseils d'Astor Piazzolla qu'il a rencontré en 1983 à la faveur d'une musique de scène pour la Comédie-Française, Richard Galliano fait retour sur ses racines, revenant au répertoire traditionnel de valses musettes, de java, de complaintes et de tangos qu'il avait longtemps ignoré. Renouant avec l'esprit de Gus Viseur et Tony Murena, il permet à l'accordéon de se défaire de son image vieillotte par un travail sur le trois temps, une autre conception rythmique, un changement des harmonies, qui l'acclimate au jazz. Réalisé avec Aldo Romano, Pierre Michelot et Philip Catherine, son disque-manifeste « New Musette » (Label bleu) lui vaut de recevoir le prix Django-Reinhardt de l'Académie du Jazz en 1993, récompense qui salue le « musicien français de l'année ». S'ensuit une série d'albums dans lesquels Richard Galliano révèle, sur un modèle Victoria qu'il ne quitte plus, une aisance à adapter l'accordéon aux libertés du jazz, virtuose dans le phrasé, totalement décomplexé, d'une grande richesse dans la sonorité, habile à décloisonner les musiques à l'aide d'un instrument qui ignore les frontières. En 1996, il traverse l'Atlantique pour enregistrer son « New York Tango », avec George Mraz, Al Foster et Biréli Lagrène, disque pour lequel il obtient une Victoire de la musique. La réputation de Richard Galliano prend alors une envergure internationale et les collaborations se multiplient. Il s'engage dans des duos, dont certains à l'instrumentation insolite, avec des personnalités aussi diverses qu'Enrico Rava, Charlie Haden, Michel Portal (« Blow Up », en 1997, est un vrai succès commercial avec plus de 100 000 exemplaires vendus), son confrère Antonello Salis (en Italie) ou encore l?organisteEddy Louiss (2001). Il est fidèle pendant des années au trio qu'il forme avec Daniel Humair et Jean-François Jenny-Clarke (de 1993 jusqu'à la disparition du contrebassiste en 1998), puis renoue avec ce format en 2004 avec une rythmique « new-yorkaise » composée de Clarence Penn et Larry Grenadier. Des rencontres plus ponctuelles ont également lieu avec Jan Garbarek, Martial Solal, Hermeto Pascoal, Anouar Brahem, Paolo Fresu et Jan Lundgren, Gary Burton... En 1999, avec un orchestre de chambre, il fait entendre ses propres compositions aux côtés d'oeuvres écrites par Astor Piazzolla. Ce travail trouve un prolongement en 2003 dans « Piazzolla Forever », hommage dans lequel Galliano rejoue les pièces de son mentor.

D'une rare polyvalence, Richard Galliano possède ainsi les moyens de s'exprimer avec musicalité dans n'importe quel contexte, du solo (tel le « Paris Concert » au Châtelet, paru en 2009) jusqu'au big band (avec le Brussels Jazz Orchestra en 2008). Désormais reconnu comme un soliste exceptionnel, il continue d'explorer un large éventail de musiques, sans se défaire de ce lyrisme qui irrigue son jeu lorsqu'il enregistre les ballades de « Love Day » avec Gonzalo Rubalcaba, Charlie Haden et Mino Cinelu, ni se départir de cette « French Touch » qui lui permet d'établir avec le trompettiste Wynton Marsalis le trait d'union qui relie Billie Holiday et Edith Piaf.

Soucieux de transmettre sa riche expérience, il est l'auteur, avec son père Lucien, d'une méthode d'accordéon saluée en 2009 par le prix Sacem du Meilleur ouvrage pédagogique.

Pour honorer l'anniversaire des 20 ans de la disparition d'Astor Piazzolla (1992-2012), l'ami et mentor de Richard Galliano, Dreyfus Jazz réédite un coffret contenant un Cd et un Dvd du mythique programme Piazzolla Forever Septet (sorti en janvier 2012). Plusieurs concerts en France et à l'étranger sont déjà prévus tout au long de l'année 2012.

En 2010, Richard Galliano signe un contrat d'exclusivité discographique avec Deutsche Grammophon. Il enregistre dans la foulée un album consacré entièrement à la Musique de Jean-Sébastien Bach (qui devient avec 60 000 exemplaires vendus la Meilleure Vente Classique de l'Année).

En 2011 est sorti un album dédié aux musiques de film du fameux compositeur italien Nino Rota. Avec, notamment, John Surman au saxophone soprano et Dave Douglas à la trompette, Richard Galliano donne ici une lecture résolument jazz des célèbres mélodies de La Strada, The Godfather (qu'il joue au Trombone solo sur la première plage du disque), La Dolce Vita, Amarcord, Otto e Mezzo (Huit et demi)...

En avril 2013 est paru son dernier album « Vivaldi », consacré au compositeur des Quatre Saisons dans lequel l'accordéoniste retrouve le quintette à cordes qui l'a accompagné dans l'aventure Bach.

Désormais, Richard Galliano est le seul accordéoniste concertiste à avoir le privilège d'enregistrer pour le prestigieux Label Allemand Deutsche Grammophon (au même titre que Pierre Boulez, Daniel Barenboim, Herbert Von Karajan, etc.)
Son rêve d'adolescent est enfin réalisé à l'âge de... 60 ans.

2004 Chevalier dans l'ordre National du Mérite
2009. Officier dans l'ordre des Arts et des Lettres
2011. Commandeur de l'ordre des Arts et des Lettres

1997 : Il reçoit une Victoire de la musique dans la catégorie « Album jazz de l'année » pour « New York Tango ».
Il sort un album avec Michel Portal intitulé « Blow Up ».
1998 : Il reçoit une Victoire de la musique dans la catégorie « Album jazz de l'année » pour « Blow Up ».
VICTOIRES DE LA MUSIQUE CLASSIQUE 2014
L'accordéoniste franco-italien Richard Galliano, grand interprète d'Astor Piazzolla mais également compositeur et jazzman, a reçu le prix de composition pour "Fables of Tuba".
Eric Le Sage, piano

Né en 1964 à Aix-en Provence, Éric Le Sage termine ses études au Conservatoire National Supérieur de Paris à l'âge de 17 ans puis se perfectionne à Londres auprès de Maria Curcio. Il est lauréat de plusieurs concours internationaux : Premier Prix du Concours International de piano de Porto en 1985, Premier Prix du Concours International Robeert Schumann de Zwickau en 1989, troisième prix à Leeds l'année suivante, ce qui lui permet d'interpréter le concerto de Schumann avec le Birmingham Symphony Orchestra sous la direction de Sir Simon Rattle. A cette occasion, le Times salue « la subtilité de la sonorité, l'intelligence et la poésie, le sens de la structure » alors que le Financial Times voit en lui un « disciple extrêmement cultivé de la grande tradition française du piano schumannien. »

Éric Le Sage est reconnu sur la scène internationale comme un artiste d'une rare sensibilité. Désormais établi comme l'un des pianistes les plus en vue de sa génération, passionné par Schumann et par la musique de chambre, explorateur de répertoires méconnus et créateur de festival, Éric Le Sage est l'un des représentants les plus originaux de l'école française de piano. Par sa carrière d'abord qui, refusant le cloisonnement des genres, marie une double activité de soliste et de chambriste. Reconnu pour ses interprétations de grands romantiques (Schumann en particulier) et de la musique française, il est aussi, avec Paul Meyer et Emmanuel Pahud, le créateur du Festival "Musique à l'Empéri" à Salon de Provence.

Éric Le Sage se distingue par un répertoire très vaste, comprenant une cinquantaine de concertos, de Bach à Jolivet, en passant par Gershwin, Hindemith, Schoenberg, Bernstein ou Britten.

Ce pianiste sans frontières est l'invité de très nombreuses salles de concert et de nombreux festivals prestigieux à travers le monde (La Roque d'Anthéron, Festival de Menton, Festival de Radio-France à Montpellier, Evian, Strasbourg, Mittel Europa, Wigmore Hall, Suntory Hall, Carnegie Hall, Théâtre du Châtelet, ...) ainsi que plusieurs scènes en Allemagne, Italie, Espagne, Grande-Bretagne, Amérique du Sud, ex-URSS, aux Etats-Unis ou au Japon.

Éric Le Sage s'est produit en concerto auprès d'orchestres réputés (Philharmonique de Radio France, Capitole de Toulouse, Orchestre National d'Ile de France, Orchestre Symphonique de la Radio-télévision des Pays-Bas, Philharmonique de Dresde, Orchestre de Chambre de Cologne, Zwickau Symphonic Orchestra, Orchestre de la Radio de Lisbonne, Concerts Lamoureux, Orchestre Philharmonique de Liège, Orchestre Symphonique de Malmö,...).

Ses nombreux enregistrements, notamment chez Denon, Harmonia Mundi et EMI, ont été chaleureusement salués par la critique (Choc du Monde de la Musique, 3 Diapason d'Or, 10 de Répertoire, Grand Prix du Disque, Disque de Mois des magazines Gramophone et Fonoforum, Victoire de la Musique). (Choc du Monde de la Musique, 3 Diapason d'Or, 10 de Répertoire, Grand Prix du disque, Disque du Mois des magazines Fonoforum et Gramophone).

Parmi les multiples événements qui s l'actualité d' Éric Le Sage, un projet lui tient particulièrement à coeur : l'intégrale de la musique pour piano seul et en musique de chambre de Robert Schumann, en dix concerts. Cette intégrale paraîtra par ailleurs en CD chez Alpha.

Deborah Nemtanu, violon
Née dans une famille passionnément musicienne, Deborah Nemtanu a quatre ans lorsqu’elle choisit le violon. Son parcours est synonyme de précocité dans la réussite et de diversité dans le talent.

Après un prix mention très bien obtenu à l’unanimité en 2001 au Conservatoire national supérieur de musique de Paris, son talent ne met pas longtemps à être reconnu à l’échelle internationale : prix de l’Académie internationale de musique Maurice Ravel, quatrième prix agrémenté de deux prix spéciaux au concours Jacques Thibaud en 2002. En août 2007, elle est sélectionnée au sein du prestigieux Perlman Program aux États-Unis. En avril 2008, elle remporte le deuxième prix du Concours international Benjamin Britten de Londres accompagnée par le Royal Philharmonic Orchestra. Elle a été acclamée dans le solo de Schéhérazade avec le prestigieux London Symphony Orchestra.

Depuis 2005, elle est violon solo super soliste de l’Orchestre de chambre de Paris. Elle a marqué les esprits en jouant au théâtre des Champs-Élysées notamment le Troisième Concerto de Saint-Saëns avec John Nelson, la Symphonie espagnole de Lalo avec Joseph Swensen, Tzigane de Ravel avec Louis Langrée, le Concerto de Brahms avec Juraj Val?uha et les concertos de Bach avec sa sœur Sarah Nemtanu. Curieuse, passionnée, Deborah Nemtanu va encore plus loin : en dirigeant elle-même l’orchestre, elle privilégie la connivence entre la soliste qu’elle est et les musiciens et donne au concerto un véritable esprit chambriste. On a pu dernièrement l’apprécier dans les concertos de Mozart au théâtre des Champs-Élysées. Elle multiplie aussi, au fil des saisons et des festivals – comme ceux des Folles Journées de Nantes et Tokyo –, les rencontres musicales fécondes avec, entre autres, Boris Berezovsky, Stephen Kovacevich, François Leleux, Emmanuel Pahud ou Jian Wang.

En 2013 paraît un CD de musique française, pour le label Mirare ovationné par la critique : outre le Premier Concerto de Saint-Saëns, il comprend des pièces de Fauré sous la direction de Thomas Zehetmair avec l’Orchestre de chambre de Paris. En décembre 2014 sort un enregistrement des concertos pour violon de Bach et Schnittke, dans lequel elle s’illustre avec sa sœur Sarah Nemtanu.

Deborah Nemtanu joue sur un violon de Domenico Montagnana de 1740, généreusement prêté par Monceau Investissements Mobiliers, société du groupe Monceau Assurances.
Guillaume Paoletti, violoncelle
Après avoir obtenu à l’unanimité un premier prix de violoncelle et de musique de chambre au Conservatoire de Paris (CNSM), Guillaume Paoletti - né en 1968 -  se perfectionne à deux reprises aux États-Unis aux universités de Yale (A. Parisot) et de Bloomington (J. Starker). Ex-membre de l’Orchestre des jeunes de la Communauté Européenne (1989-1993), il joue sous la direction de B. Haitink, M. Rostropovitch et C.M. Giulini.

De 1992 à 1997, il est membre du Trio Bartholdy avec lequel il mène une intense activité de chambriste - 150 concerts, 4 premiers prix internationaux dont l’ARD de Munich - et côtoie des maîtres tels Isaac Stern, Yo-Yo Ma et Menahem Pressler. Il est également membre du Quatuor Arpeggione de 2001 à 2002 et du Trio Hoboken de 2003 à 2006.

Actuellement et depuis plus de vingt ans, Guillaume Paoletti - titulaire du Certificat d’Aptitude -  est professeur-assistant au CNSM de Paris. De 1998 à 2015, il est le violoncelle solo de l’Orchestre de chambre de Paris avec lequel il donne d’innombrables concerts tant en France qu’à l’étranger et avec lequel il se produit également en soliste, notamment à Saint-Pétersbourg, Berlin, Paris (Théâtre des Champs-Élysées, direction John Nelson) et au festival de Colmar.  

Sa discographie comporte de nombreux enregistrements avec l’Orchestre de chambre de Paris, deux disques consacrés à Schubert, un disque avec l’Élégie de Fauré (version avec orchestre) et un disque Smetana/Dvorak avec le Trio Hoboken.  

Depuis 2011, il est co-Directeur Artistique du Festival des Journées Musicales entre Loir et Loire (Président : Guy de Brantes), un festival de musique de chambre et de musique du monde autour d’artistes tels que les violonistes Déborah Nemtanu – avec laquelle il a eu le plaisir de partager la direction artistique du festival jusqu’en 2016 - Sarah Nemtanu, Pierre Fouchenneret et Raphaël Oleg, les altistes Christophe Gaugué et Adrien La Marca, les violoncellistes François Salque, Victor Julien-Laferrière et Christian-Pierre La Marca, les pianistes Adam Laloum, Claire Désert, Franck Braley, Jérôme Ducros, Eric Le Sage, Romain Descharmes et Yun-Yang Lee, les instrumentistes à vent Nicolas Baldeyrou, Nora Cismondi, David Guerrier et Giorgio Mandolesi, les Quatuors Voce, Zaïde et Arod, le Quintette Moragués, le Sirba Octet, le comédien-récitant Franck Bellucci, le groupe A Filetta (polyphonies corses), l’accordéoniste Richard Galliano etc…
Denis Pascal, piano
Denis Pascal fut élève de Pierre Sancan, puis de Jacques Rouvier et de Léon Fleisher et effectua un troisième cycle de perfectionnement au CNSM de Paris. Lauréat des concours internationaux de Lisbonne, du Concert Artist Guild de New York et de celui de Zürich, il part aussitôt se perfectionner auprès de György Sebök, à l?Université d?Indiana à Bloomington durant trois ans. Ce seront ensuite des collaborations et des tournées régulières avec le grand violoncelliste Janos Starker.

Les concerts de Denis Pascal sont mûrement réfléchis. Soucieux de garder une conscience historique du piano, il cherche des familles musicales, lie, sort des sentiers battus pour offrir un spectacle respectueux et ouvert à tous. Il n?est pas non plus un touche-à-tout, mais applique cette éthique avec rigueur et constance tant dans le répertoire lisztien que la musique impressionniste ou les partitions post-romantiques. Son approche singulière de tous les pans du répertoire pianistique ainsi que son ardeur à défendre les ?uvres plus rares font de lui l?un des artistes les plus marquants de la scène française et internationale.

Denis Pascal se produit en France et dans le monde entier comme soliste et comme musicien de chambre. Il a fait de nombreuses apparitions aux Etats-Unis ? Lincoln Center et Merkin Hall de New York, Kennedy Center de Washington, Herbst Theater San Francisco ? en Asie au festival de Yokohama, Séoul, comme en Europe (concerts à Palerme, Rome, Venise, Lisbonne, Helsinki, Liepaja, Madrid, Valence). Il est régulièrement invité en Allemagne au prestigieux festival de piano de Husum, y défendant les programmes les plus audacieux. En France, à Paris, le public du Théâtre des Champs-Élysées, du Théâtre du Châtelet, du Théâtre de la Ville, de la Salle Gaveau et de l?Opéra Garnier a pu l?applaudir, ainsi que celui de nombreux festivals internationaux. Il s?est produit avec les orchestres nationaux de Lyon, Bordeaux, Besançon et l?Orchestre d?Auvergne.

La discographie de Denis Pascal reflète bien sûr ses engagements musicaux. Pour le label français Polymnie, il a ainsi enregistré l?intégrale des Rhapsodies Hongroises de Franz Liszt dont la force expressive été unanimement saluée par la presse musicale, avec notamment un Choc du Monde de la Musique, le Prix de l?Association Française Franz Liszt, le « Recommandé » par Classica. Fort récemment, il a gravé le Concert pour violon, quatuor à cordes et piano d?Ernest Chausson, toujours chez Polymnie, qui a reçu un accueil enthousiaste de la critique lors de sa parution à la rentrée 2006. Un mois plus tard, toujours pour Polymnie, sa collaboration avec l?orchestre Les Siècles de François-Xavier Roth dans les deux concertos de Chopin a renouvelé notre vision des sonorités de ces ?uvres emblématiques ? piano Pleyel 1920 et instruments d?époque. Parmi les projets discographiques qui ont connu une énorme reconnaissance de la critique : un disque monographique consacré à Jean Wiener pour Sisyphe qui a obtenu en mars 2008 un Diapason d?Or.

Pédagogue unanimement apprécié, Denis Pascal a été nommé professeur de la classe de piano du Conservatoire National Supérieur de Musique (CNSM) de Lyon en janvier 2010, puis de celle du CNSM de Paris en mai 2011. Il a également contribué à l?élaboration de plusieurs ouvrages didactiques en collaboration avec la Cité de la Musique de Paris. Il est à l?origine de plusieurs saisons musicales, dont la saison « Les Tons Voisins » ? Rencontres internationales de musique de chambre d?Albi - qui rencontre un vif succès. Louée unanimement par la presse, cette saison investit les lieux les plus inattendus de cette ville récemment classée patrimoine mondial de l?UNESCO.

 Quatuor Voce
« Un des meilleurs quatuors français que l?on ait entendu depuis des années [...], raffinement, caractère, écoute, complicité... » Tully Potter, The Strad, avril 2009

Soutenus par le Quatuor Ysaÿe, les Voce remportent en quelques années seulement de nombreux prix de concours internationaux, à Genève, Crémone, Vienne, Bordeaux, Graz et Londres. Ils s?imposent rapidement sur la scène internationale, en quatuor et aux côtés d'artistes comme Miguel da Silva, Yuri Bashmet, Nobuko Imai, Michel Portal... et de la plus jeune génération avec Shani Diluka, Bertrand Chamayou, David Kadouch... Leur premier disque (label Nascor) consacré à Schubert est recommandé par le magazine The Strad et obtient les "ffff" de Télérama.

Sensibles à la nécessité de faire vivre la musique classique hors du cadre habituel du concert, ils expérimentent différents types de spectacles en prêtant notamment leur voix à des chefsd??uvre du cinéma muet - W. F. Murnau, E. Lubitsch, B. Keaton, K. Vidor, G. W. Pabst, C. T. Dreyer. Leur curiosité les amène à partager leur univers avec des personnalités aussi variées que le musicologue Bernard Fournier, le chanteur et guitariste -M-atthieu Chédid, l'improvisateur Jean-François Zygel, le chorégraphe Thomas Lebrun ou les chanteurs d'oiseaux Johnny Rasse et Jean Boucault.

Ils transmettent également leur passion en sensibilisant les plus jeunes dans les écoles et en encourageant la pratique amateur dans le cadre de stages. Enfin, ils ont des projets artistiques plus personnels comme la direction de festivals Le Printemps des Saisons et Le Coeur en Musiques - en Ardèche méridionale.

Depuis sa création en 2004, le Quatuor Voce bénéficie de nombreux soutiens parmi lesquels la Fondation du Groupe Banque Populaire, l'Institut Albéniz, l'Académie musicale de Villecroze et la Fondation Charles Oulmont.

A partir de 2006, le Quatuor Voce participe au programme de formation professionnelle ProQuartet-CEMC avant de devenir, fin 2008, « Quatuor en résidence à ProQuartet-CEMC ». En 2009 et sur l'invitation de Günter Pichler, il est boursier de l'Instituto Internacional de Música de Cámara à Madrid, où il poursuit un travail approfondi auprès du premier violon du quatuor Alban Berg.
 Richard Galliano Sextet
  • Richard Galliano, accordeon, compositeur
  • Bertrand Cervera, 1er violon
  • Stéphane Hénoch, 2ème vilon
  • Jean-Paul Minali Bella, alto
  • Raphael Perraud, violoncelle
  • Sylvain le Provost, contrebasse
Ayako Tanaka, violon

Originaire d'Osaka (Japon), AyakoTanaka est élevée musicalement dans la plus pure tradition Hongroise.

Plusieurs fois lauréate de concours (2e Prix du Concours Wakayama, lauréate du Concours des Solistes du Japon, 1er prix du Concours d?Osaka), elle est formée en Europe par Tibor Varga, qui dira d?elle :

« Ayako Tanaka is in possession of a violin technique which allows her to express freely her extraordinary force of communication. By her personality and capacities, she is certainly one of the distinguished representatives of the young generation of violonists. »

Elle donne des concerts en soliste, aussi bien en Suisse (Victoria Hall de Genève) qu?en Italie, en Allemagne et au Japon.

Elle entre au CNSM de Lyon en 1995, dans la classe de Peter Csaba et Pavel Vernikov, ainsi que de Mr.Vaitsner et y obtient un Premier Prix à l?unanimité avec la mention Très Bien et les félicitations du jury. En 1995, elle remporte le 1er prix à l'unanimité du Concours International Rovere d?Oro.

En 1997, elle devient premier violon du Quatuor Psophos. En moins de trois ans, le Quatuor Psophos a rempor té le 4e Prix du Concours International de Londres, le 3e Prix du Concours International d?Osaka, le 2e Prix du Con-cours International Vitorio Gui de Florence et le Prix spécial de l?Académie Mozarteum de Salzbourg. En septembre 2001, ce parcours est couronné par l?obtention du Premier Grand Prix du Concours International de Quatuor à Cordes de Bordeaux ainsi que par le Prix à l?unanimité de la Presse Internationale, le prix Serge Den Arend pour la meilleure interprétation de Mozart, le Prix Maurice Ohana et le Prix Mécénat Musical Société Générale pour la réalisation d?un disque.

Ces victoires propulsent les Psophos qui se produisent depuis sur les plus grandes scènes et dans des festivals internationaux. En Janvier 2005, le quatuor Psophos a été nommé dans la catégorie "Meilleur ensemble de l?année" aux Victoires de la Musique 2005 et a été sélectionné fin 2005 comme premier quatuor français par la radio BBC 3 à Londres pour rejoindre les 12 lauréats internationaux de la prestigieuse série "New Generation Artists" pour 2006 et 2007.

Ayako aime partager sa passion de la musique de chambre avec des artistes comme Dana Ciocarlie, Henri Demarquette, AlainMeunier, Raphaël Oleg, Emmanuelle Bertrand, Renaud et Gautier Capuçon, Nicholas Angelich, Franck Braley, Eric Lesage, le Quatuor Lindsay, le quatuor Ebène, Nicolas Dautricourt, Cédric Tiberghien, Paul Meyer, Jean-Marc Phillips-Varjabédian, Isabelle Moretti et au sein de l'ensemble Dissonance comme premier violon solo, et l'Orchestre Philharmonique de Radio France ainsi qu'au poste de co-soliste durant 4 années à l'Orchestre de Besançon.

Depuis 3 ans, Ayako Tanaka soutient activement la lutte contre le sida dans l?Océan Indien (Iles de la Réunion, Maurice et Madagascar) en donnant des concerts dont les recettes sont entièrement reversées à des associations locales de prévention.

Depuis début 2006, Ayako Tanaka joue un violon Antonius & Hieronymus Amati de 1628 prêté par deux donateurs anonymes. 

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